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Déchets nucléaires : Bure entre dans le dur
Article mis en ligne le 12 août 2016

par Commune de Pettoncourt
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Après avoir obtenu une victoire judiciaire le 1er août, les opposants au projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) appellent à un grand rassemblement sur place ce week-end.

Les installations de surface de ce qui n’est encore qu’un « laboratoire » à Bure

Le Bois Lejuc à Bure, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, va-t-il être bientôt aussi connu que Sivens dans le Tarn ou que Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique ?

L’agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a acheté le Bois Lejuc pour y installer cinq puits de mine destinés au stockage des déchets les plus radioactifs à 500 m sous terre, dans des galeries spécialement creusées dans une couche d’argile. Un stockage qui doit être réversible, c’est-à-dire que les déchets doivent pouvoir être remontés à la surface dans cinq, vingt ou… mille ans.

C’est le projet Cigéo. Il date de la fin des années quatre-vingt et a immédiatement suscité l’opposition des écologistes et des militants antinucléaires.

La tension, qui n’a cessé de grandir depuis vingt ans, est encore montée de plusieurs crans cet été. Le 19 juin, des opposants ont envahi le Bois Lejuc pour empêcher l’Andra de défricher la forêt où elle prévoit d’installer les puits. Ils en ont été chassés le 7 juillet par les forces de l’ordre.

Le 11 juillet, le Parlement a donné son feu vert à la poursuite du projet, avec l’entier soutien du gouvernement. Seuls les écologistes ont voté contre. Mais ce vote n’a guère pacifié les choses. Une entreprise sous-traitante de l’Andra a été victime de vandalisme, et des camions de chantier ont été interceptés par les opposants.

Les anti-Bure gagnent une manche

Le conflit a également pris une tournure juridique, avec plusieurs recours déposés par les anti-Cigéo. Ceux-ci ont gagné une manche le 1er août quand le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a déclaré illégal le mur de béton haut de deux mètres en cours de construction pour enclaver 140 hectares du site. L’Andra, accusée de ne pas avoir respecté le code forestier et d’avoir commencé les travaux avant d’avoir obtenu les autorisations administratives, a été condamnée à arrêter immédiatement le chantier et a six mois pour remettre le site dans son état d’origine, sous peine de fortes astreintes financières.

Malgré ce jugement, les antinucléaires accusent l’Andra de continuer la construction du mur, ce que l’agence dément.

« Été d’urgence »

Ce week-end, les opposants appellent à un grand rassemblement à Bure. Leur mobilisation est placée sous le thème « été d’urgence » et culminera dimanche 14 août avec une opération « remise en état » du Bois Lejuc. « Puisque l’Andra rechigne à faire son devoir, d’autres s’en chargeront ! », explique le réseau Sortir du nucléaire.

Le conflit se poursuit également sur le plan juridique. Le 18 août, le tribunal administratif de Nancy examinera le référé des opposants contre l’arrêté du maire de Mandres-en-Barrois, près de Bure, régularisant les travaux de construction du mur.

Sur le terrain et dans les prétoires, on entre dans le dur.


"Tout commence en mystique et finit en politique." Charles Péguy

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