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Marie-Anne COLLOT
Article mis en ligne le 20 février 2016

par Commune de Pettoncourt
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L’élève de Falconet

Marie-Anne Collot est née à Paris en 1748. Dès l’âge de 15 ans, elle entre comme modèle dans l’atelier du sculpteur Jean-Baptiste II Lemoyne qui eut une influence déterminante sur sa carrière de portraitiste, puis dans celui d’Étienne Falconet, proche de Diderot ; elle devint l’élève et la fidèle amie du sculpteur.

Les premières œuvres de Marie-Anne Collot sont des bustes de terre cuite des amis de Falconet : Diderot, l’acteur Préville en Sganarelle ou le prince Dimitri Alexeievich Galitzine, ambassadeur de Russie. Tout le monde reconnaît dès lors le talent de la jeune fille, son honnêteté et la vivacité de son esprit.

Le séjour en Russie (1766-1778)

En octobre 1766, elle suit Falconet à Saint-Pétersbourg, où celui-ci est invité par Catherine II, en vue de la réalisation d’une statue équestre de Pierre Ier de Russie.

Elle fit donc des portraits de personnages de la cour de Russie : on ne tarit pas d’éloges devant le talent d’une femme sculpteur (on n’avait le souvenir d’aucune autre), de plus âgée de 18 ans ! En décembre de la même année, elle présente ses travaux devant l’Académie impériale des Beaux-Arts, où elle est élue le 20 janvier 1767.

Des bustes de marbre

Toujours à la demande de Catherine II, elle réalise le portrait de Falconet, aujourd’hui au musée des beaux-arts de Nancy, et aussi, en 1772, un buste magistral de Diderot : il se trouve aujourd’hui au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Puis vinrent des bustes d’Henri IV, de Sully, de Voltaire et plusieurs de l’Impératrice en personne, du Grand-Duc Paul et de la Grande-Duchesse Nathalie, ainsi que des médaillons en marbre de personnages historiques ou présents à la Cour : Pierre Ier, l’Impératrice Elizabeth et Lady Cathcart, épouse de l’ambassadeur d’Angleterre ; elle fera aussi un superbe buste de leur fille Mary.

La tête de Pierre le Grand

Falconet confie à sa protégée la tâche difficile de la réalisation de la tête de Pierre le Grand pour la statue équestre dite « le Cavalier de bronze », à Saint-Pétersbourg. Elle se documente alors très sérieusement et soumet un projet qui comble d’aise tout le monde.

Mariage et retour en France

Elle épouse en 1777, à Saint-Pétersbourg, le peintre Pierre Etienne Falconet, fils du sculpteur. Une fille naît de cette union qui fut toutefois malheureuse et éphémère. Madame Falconet rentre en France en 1778, avec son bébé.

Séjour en Hollande

En 1782, accueillie en Hollande par son amie la princesse Galitzine, elle exécute les bustes en marbre de Guillaume, prince d’Orange, et de son épouse, la princesse Wilhelmine de Prusse.

Une retraite prématurée

Elle renonce alors définitivement à la sculpture, se consacrant désormais à l’éducation de sa fille, Marie-Lucie, et aux soins apportés à son beau-père et maître tombé gravement malade, jusqu’en 1791, où il mourut.

La Révolution bouleverse tout ce monde des artistes, des écrivains et des philosophes. Son maître, son mari, ses amis étant morts, Madame Falconet acheta en 1791 le domaine de Marimont (commune de Bourdonnay, Moselle), où elle se retira et mena une vie paisible. En 1792, le baron Antoine de Jankovitz épouse sa fille unique Marie-Lucie.

Marie-Anne Falconet née Collot, décèdera à Nancy en 1821, rue de la Source, dans une maison dont son gendre est propriétaire. Elle repose désormais dans la chapelle funéraire de Marimont.


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